Connaitre SES DRoits

Des ressources seront mises à dispositions prochainement pour connaître et faire valoir ses droits. 

En attendant, il est possible de rejoindre nos différents temps de formations afin de renforcer ses savoirs, mais surtout d’échanger, partager et construire grâce au collectif. 

Vous pouvez également nous joindre pour nous faire part de vos questions et difficultés : solidairesjs@netc.com

Quelques pistes de réflexions pour les contrats d’objectifs

 

S’agissant des Personnels Techniques et Pédagogoqies (PTP) JS, le décret du 10 juillet 1985, précise que leurs missions sont regroupées dans trois domaines d’intervention : la formation, le conseil et l’expertise, l’expérimentation et la recherche.

Le contrat d’objectifs peut permettre de conserver une certaine maîtrise de notre action… à condition de bien l’utiliser, en couvrant tous les domaines d’intervention précisés par le décret, et en établissant autant que possible des dynamiques collectives.

Le conseil et l’expertise concernent généralement les missions « historiques » du ministère et les divers dispositifs qui décorent les jolies colonnes des tableaux de la LOLF.

Quant à notre engagement dans les domaines de la formation, de l’expérimentation et de la recherche, il est de plus en plus oblitéré par l’accroissement de la charge de travail, la caporalisation de nos fonctions, la dilution du sens et la mise au placard de l’éducation populaire, l’effacement progressif des concepts et références qui composent la spécificité de nos métiers (dont la franchise pédagogique)…

Pourtant, la survie (ou la renaissance) de l’éducation populaire au sein de notre administration dépend en partie de notre capacité à résister à cette érosion, d’où la nécessité de blinder notre contrat d’objectifs en proposant des activités dans les domaines de la formation, de l’expérimentation et de la recherche. Ces domaines ne sont pas cloisonnés, une expérimentation peut très bien se décomposer en phase de recherche, de formation et d’action.

La formation :

–  Il est possible de monter des séquences de formation dans le cadre des missions JS : service civique, chantiers de jeunes, information jeunesse etc.

–  On peut également co-construire des formations avec des collectifs moins formels : collectifs territoriaux d’animatrices-teurs, associations, syndicats, collectifs de lutte, féministes, écologistes etc.
Chacune, chacun a forcément des compétences à mettre en œuvre dans le champ de la formation (tous capables !). Plus que les savoirs techniques, c’est la capacité à viser un point au delà de l’horizon qui est déterminante. L’essentiel est de se donner les moyens de vérifier l’adéquation entre son intervention et les fondamentaux de l’éducation populaire (la tâche est plus aisée quand on agit collectivement).
On peut puiser à volonté dans les ressources issues des pratiques d’éducation populaire : méthodes actives, pédagogie heuristique, entraînement mental, méthodes démocratiques de prise de décision, théâtre forum, passeurs de parole, photo langage, ateliers d’écriture, décodage des médias,… mais l’éducation populaire est loin d’être fossilisée : arts plastiques, poésie, théâtre, musique, chanson, cinéma, expériences alternatives… chaque mobilisation, chaque lutte sociale, enrichit les possibilités de modélisations susceptibles d’étoffer nos cahiers de formation. La lecture collective, les nombreuses fictions, les documentaires et autres conférences gesticulées qui circulent en ligne sont autant d’outils de conscientisation à utiliser sans retenue pour peu que l’on puisse animer des débats pouvant libérer la parole.
Un enjeu de formation consiste également à impulser une réflexion plus globale sur le sens et les fondamentaux afin de sortir du formol une éducation populaire perçue trop souvent comme la quête nostalgique d’un passé sublimé.

 

La recherche :

Nous sommes tous dans des territoires qui regorgent d’espaces à défricher. Chacune, chacun peut proposer des axes de recherche en fonction de sa sensibilité et de ses motivations. La recherche est peut-être le domaine d’action où, dans une logique ascendante, nous pouvons essayer de jouer notre rôle d’interface entre la population et l’administration. En quoi serions-nous expertEs si nous n’avons pas les moyens d’approfondir les réalités du territoire ?

Enquêter, répertorier, recenser, analyser pour apprendre, valoriser, accompagner, transformer… Tous les champs d’investigation sont possibles. A partir du moment où l’on s’accorde sur la visée émancipatrice de l’éducation populaire, il est judicieux d’observer les pratiques culturelles qui émergent sur un territoire, les ressources artistiques, les savoirs économiques, les formes démocratiques d’action, les réseaux de solidarité… S’il est opportun d’établir un recensement des pratiques d’éducation populaire sur tout notre secteur d’intervention, on peut également réduire la focale sur un quartier, sur les mobilisations féministes, sur un conflit social, sur les nouvelles pratiques dans les mobilisations écologistes, les organisations de flash mobs etc. Il ne faut pas hésiter à constituer des collectifs de travail en mobilisant des personnes qui sauront mettre leurs connaissances et compétences au service du but souhaité. On pourra ainsi créer du lien et nous appuyer sur le fait qu’une situation pouvant sembler singulière est commune à un plus grand nombre.

 

L’expérimentation :

C’est peut-être le domaine le plus délicat dans la mesure où la hiérarchie aime souvent réduire notre espace de travail au périmètre de notre bureau, mais c’est un domaine qu’il convient de reconquérir. Un exemple qui date un peu (forcément) : au moment de la RGPP, dans notre confrontation avec les nouvelles hiérarchies issues des DRASS, nous avions organisé un « Festival des pratiques d’éducation populaire » afin, entre autres objectifs, d’affirmer les fondamentaux de nos métiers. (Cf le flyer ci- dessous).

Le festival s’est déroulé dans un centre Emmaüs et a mobilisé des associatifs, syndicalistes, militants et artistes, journaleux et radioteurs, animatrices et animateurs, venus des centres sociaux, des MJC, d’universités populaires, de Fralib en lutte, des AMAP, de l’APEAS, du Portail des savoirs, de la Zone textile autonome, de Mille Babords, des Femmes en noir, de l’UJFP, du Fourmidiable, des Tréteaux du Charrel, de RESF, de la chorale « La Lutte Enchantée », de Radio Galère, de la librairie Transit, des réseaux d’échanges réciproques de savoirs, de l’ARDL, des Têtes de l’Art, du Blues Anarseillais, de Grive et Ours, de Djamtam, des Rencontres Tziganes, du Forum Alternatif Mondial de l’Eau, du Portail des luttes, du journal « le Ravi », de la revue « Emancipation », de l’Atelier Jasmin, de Sucré/Salé, de l’association Pol’Art, de Moderniser Sans Exclure et bien entendu des compagnons d’Emmaüs, sans qui cette manifestation n’aurait pas eu lieu.

Ce n’est qu’un exemple, mais en nous appuyant sur les différents thèmes décrits plus haut, nous pouvons ouvrir une multitudes d’espaces d’expérimentation.

Il n’est pas nécessaire de mettre la barre trop haut, l’essentiel étant de s’appuyer sur le décret de 1985 et d’utiliser des outils comme le contrat d’objectifs afin d’exercer notre métier dans toute son amplitude sans laisser penser que nous ne serions que des agents d’exécution serviles.

Si tu es à la recherche d’un modèle pour écrire ton contrat d’objectifs ou discuter avec un.e collègue autour de la négociation du contrat d’objectifs, n’hésites pas à nous écrire : solidairesjs@net-c.com

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