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Depuis quelques jours, les manifestations contre le racisme et les violences policières se multiplient à travers le monde. D’abord aux États-Unis, où l’on proteste contre le meurtre de Georges Floyd, puis en France, où l’on fait le parallèle avec la mort d’Adama Traoré et le combat de sa famille.
À la périphérie des combats contre les violences policières, la question de la multiplication de vidéos difficiles sur les réseaux, qui détaillent les coups et les agressions. Une martyrisation des corps noirs, une mise en scène qui interroge.
Thomas Rozec, du Podast Programme B reçoit Rokhaya Diallo, co-animatrice du podast Kiffe ta Race
La violence policière n’a rien d’accidentel, elle est rationnellement produite et régulée par le dispositif étatique. La théorie et les pratiques de la police française sont profondément enracinées dans le système colonial : on verra dans ce livre qu’entre les brigades nord-africaines dans les bidonvilles de l’entre-deux-guerres et les brigades anti-criminalité (les BAC) dans les « cités » actuelles, une même mécanique se reproduit en se restructurant. Il s’agit toujours de maintenir l’ordre chez les colonisés de l’intérieur, de contenir les territoires du socio-apartheid.
Ce reportage propose, en s’appuyant sur les violences policières subies ces dernières années par les citoyens engagés en Allemagne comme en France, de décrypter ces choix de tactiques répressives et porte un focus sur l’impunité organisée qui, des deux cotés du Rhin, est souvent la règle face à ces pratiques violentes
Que la fonction sociale de la police soit de maintenir un certain ordre du monde, un certain régime de domination, c’est désormais une affaire entendue. Reste le plus gros mensonge anthropologique sur lequel son existence repose : sans son exercice de la violence « légitime » nous serions incapables de nous donner des règles de vie communes et nous entretuerions à la première occasion. En finir avec la police, c’est d’abord et aussi se débarrasser de cet infantilisme.