
Aujourd’hui, l’échec du transfert de notre secteur à l’Education Nationale est largement reconnu.
Comme nous l’annoncions dès 2018, la réforme de l’OTE ou du « grand pôle éducatif » n’a pas été pensée ni préparée. Elle a lourdement impacté l’ensemble des personnels, l’identité JS, la coordination des CTS et les conditions de travail.
Certes, l’ancienne organisation au sein du ministère des Affaires sociales n’était pas la panacée mais aujourd’hui, nous subissons de plein fouet la rigidité de l’Éducation nationale ainsi qu’une nouvelle désorganisation. S’ajoute à cela le démantèlement du service public JS par la mise en œuvre de politiques jeunesses et sports au rabais qui phagocyte les moyens ou encore l’Agence du sport qui joue cavalier seul, divise les personnels et sème la confusion.
Face à l’attaque sans précédent sur le service public JS depuis près de deux décennies par les gouvernements successifs, Solidaires Jeunesse et Sports porte une réflexion sur l’avenir du Service Public « Jeunesse, Éducation Populaire et Sports ».
Ces propositions ne sont qu’un début et ont vocation à être discutées avec l’ensemble des collègues Jeunesse et Sports.
12 mesures fortes de JS Demain :
1. Créer un ministère de la Jeunesse, de l’Éducation Populaire et des Sports (JEPS) de plein exercice, libéré du ministère de l’Éducation Nationale, avec une gestion propre des Ressources Humaines notamment.
2. Développer une vision ambitieuse des politiques publiques JEPS pour soutenir et accompagner les usager.e.s dans leurs réalisations.
3. Augmenter d’un milliard pour atteindre 3 milliards d’euros par an pour le service public JEPS, pour agir partout sur le territoire, en soutenant de manière accrue le secteur associatif et coopératif.
4. Se donner les moyens de nos ambitions en s’appuyant notamment sur plus de 10 000 fonctionnaires, : professeur.es de sport, conseiller.es d’éducation populaire et de jeunesse, Inspecteur.rices JS, personnel.le.s administratifs.ives, pour mettre en œuvre la politique JEPS.
5. Mettre fin à la privatisation du service public en fermant les agences, Agence Nationale du Sport (ANS) et Agence du Service Civique (ASC) et en rapatriant les moyens financiers et humains au sein du Service Public JEPS.
6. Construire avec les usager.e.s, un service public vertueux et exemplaire qui réponde aux défis du 21è siècle sur les aspects sociaux et sociétaux comme : La lutte contre les violences, agir pour le climat et contre les désastres écologiques, l’émancipation de toutes et tous, l’égalité sociale et territoriale. ainsi que la participation citoyenne libérée des injonctions sociales et morales.
7. Défendre le secteur et ses particularismes en développant les formations diplômantes et non-diplômantes.
8. Développer et faire vivre des réseaux- métiers et le travail coopératif, en partant des besoins et des analyses de terrain.
9. Créer une Formation Initiale Statutaire (FIS) permettant de s’inscrire dans une logique métier en prenant le temps d’une acquisition des compétences via le partage d’expérience.
10. Défendre la semaine à 32 heures (sans perte de salaire), pour libérer du temps libre et des loisirs, en compensant par des recrutements.
11. Retraite à 60 ans maximum
12. Augmentation des salaires et suppression du RIFSEEP

