C’est l’histoire d’un blaireau, chef de SDJES, parti par la petite porte, recruté par la grande porte, ou comment les petits chefs sont protégés et promus au sein de la fonction publique. C’est l’histoire d’un service public JS dépouillé de moyen et de projet politique, sclérosé par un système sexiste, raciste et inégalitaire, dont il faut tout balayer et repenser.
Car tant que la parole des agent.es « tanukis » et des victimes des violences sexistes et sexuelles (VSS) sera invisibilisée et méprisée, notre service public n’aura d’intérêt général que son nom.

4 ans… 4 ans d’adaptation des agents tanukis à son emploi du temps personnel de blaireau rusé : chaque midi, « pas de rendez-vous », de 12h30 à 14h30 parce qu’il va à la salle de sport, le « développé couché » n’attend pas ! ; en entretien annuel, à 15 heures, il mange sa gamelle (bah oui, ça revient de la salle), face au tanuki, évalué professionnellement par un « chef » blaireau qui ne maîtrise pas les termes de l’entretien professionnel, parlant la bouche pleine et demandant au tanuki d’évaluer lui- même chacun des items.
4 ans… 4 ans à juger ou noter les tanukis sur leur physique et sur leurs capacités réelles ou supposées, lors de réunions diverses : « il a des capacités limitées », « il est rigolo », « belles ? bon, bon… *air de dégoût* », « elle n’aurait pas les épaules pour assurer ce rôle », « elle part à la fédération de danse, pas pour la danse du ventre », « la Direction des Sports ? c’est un bastion féministe », … Autant de propos à caractère misogyne et raciste car visant pour certains des tanukis racisé.es. Mais le bingo du blaireau facho ne s’arrête pas là, car c’est sans compter des propos à caractère homophobe. Est-ce d’ailleurs pour ça qu’il censure des actions de formation visant à former les hiboux aux questions de genre avec les petits hiboux dont ils ont la charge ? Trop « woke » certainement, tant pis pour la prévention, la protection et la lutte contre toutes les discriminations, en particulier contre l’homophobie, la transphobie et le harcèlement (tout ce pourquoi il a été recruté), tant pis pour les petits hiboux morts suicidé.es du fait de leur genre.
4 ans… 4 ans à victimiser les loups mis en cause et à accuser les louves victimes qui osent parler des violences subies. Parce que les louves qui parlent, plus souvent louves que loups, « mentent », « ne se défendent pas » et « ne disent pas non ».
Mais comment ce renversement de postures se réalise et parvient-il à asseoir un fonctionnement qui permet de protéger des agresseurs, plutôt que des victimes dont il a la charge ?
En refusant de proposer au corbeau préfectoral des mesures de protection des petits hiboux et des hiboux, prétextant que le SDJES n’est pas compétent en la matière.
En refusant d’écouter les tanukis expert.es.
En faisant jouer la montre, en ne relançant pas la préfecture, dépassant de fait le délai raisonnable permettant de caractériser l’urgence, en dévoyant les faits pour qu’ils paraissent minimes auprès de ceux à qui il rend compte, en se jouant des hiérarchies afin que le dossier ne soit pas pris en charge, en légitimant la violence parce que « le haut-niveau c’est comme ça, sinon on n’aurait pas de hiboux champions », de faire en sorte que les mesures de protection pérennes proposées au corbeau préfectoral soient nulles sinon ridicules au regard de la gravité des faits portés à la connaissance de toustes, parce que la réputation, la vie professionnelle des loups mis en cause sont plus importantes que celle des victimes, c’est aussi en s’imposant en tant que président d’instance, pour y évincer la hiérarchie qui comprendrait l’inadéquation de son positionnement qui relève, non pas des obligations de tout fonctionnaire, mais d’une idéologie personnelle.
4 ans… 4 ans de management où la délégation maximale est le mot d’ordre, sauf quand les femelles tanukis s’expriment. Parce que « conseiller de DASEN », c’est prendre des responsabilités, c’est « prendre des coups », c’est faire « la vitrine », ce qui est déjà beaucoup, puisqu’il n’a pas le temps ! Entre le rendez-vous journalier à la salle de sport et faire du vent : être un blaireau, ça prend du temps !
C’est aussi imposer la continuité de service aux tanukis mais partir un mois entier en vacances – en même temps que l’adjoint – en plein été, abandonnant le service à son sort et le faisant reposer sur les épaules, notamment, d’un inspecteur stagiaire. C’est partir en congés sans les déposer. Les « conseillers DASEN » seraient-ils si mal payés qu’il serait nécessaire de frauder sur ses congés et se les faire indemniser sur le CET ? C’est aussi la répression de toute femelle tanuki qui oserait s’opposer aux orientations misogynes et paternalistes qui fondent la posture de blaireau en chef. C’est ainsi demander à des tanukis d’assurer des missions de supérieur hiérarchique envers une tanuki contractuelle que le blaireau souhaitait ne pas renouveler parce qu’un jour, elle a dit « non ».
4 ans… 4 ans à caresser ses hiérarchies pour se faire bien voir. À imposer des commandes hors sol aux tanukis, alors que le service pâtit d’une répartition inégale des missions, d’un turn-over régulier, dans lequel les enquêtes pleuvent, où les besoins de contrôles sont de plus en plus importants et que, pourtant, en tant que blaireau en chef, en une année entière, il n’en aura réalisé AUCUN, faisant du service un service dont le fonctionnement habituel est celui du dit « fonctionnement dégradé ». Mais le blaireau doit tout faire pour être bien vu du corbeau qui le domine. Cela dit, le fromage finit toujours par tomber : attention aux cranes nus qui traineraient !
Tout ceci a fait se constituer une lutte dans laquelle les tanukis se sont unis pour chasser le blaireau de leur service. Sentant probablement poindre le vent de la révolte, celui-ci est allé nuire ailleurs quelques années de plus. Les autres blaireaux seront prévenus et s’organiseront… Les tanukis aussi !
Les tanukis vaincront !
Toujours, partout ! Vive les tanukis !
CONTRE TOUTE FORME DE DOMINATION, CONTRE TOUTES LES DISCRIMINATIONS, CONTRE LA PROTECTION DES AGRESSEURS, POUR LA PROTECTION DES VICTIMES, POUR DES SERVICES JEUNESSEET SPORTS ACTEURS DE L’EDUCATION POPULAIRE ET ACTEURS DE LA TRANSFORMATION SOCIALE !
Solidaires JS défend une proposition de service public JS vertueux et exemplaire qui réponde au contexte actuel sur les enjeux sociaux et sociétaux comme la lutte contre les violences. Les actions collectives et solidaires ainsi qu’une vision ambitieuse des politiques publiques JEPS, accompagnée de moyens et de recrutements de fonctionnaires massifs sont nos premiers leviers.
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